René Levasseur dit de la Sarthe.

Né à Sainte-Croix (72) ............................. 27 mai 1747

Décédé au Mans (72) ................... 18 septembre 1834

Chirurgien au Mans

Professeur de cours d’accouchement le 10 décembre 1791

 Élu 6e député à la Convention.

le jeudi 6 septembre 1792, au 1er tour, à la majorité absolue des 525 votants.

1 signature

Électeur du Quartier de la Couture, Le Mans, district du Mans.

Secrétaire de l’assemblée électorale de Saint-Calais.

Discours de Levasseur :

2 portrait« MM. La nature a mis dans mon coeur le sentiment de la liberté et de l’égalité longtems avant la revolution, et depuis, je l’ai manifesté publiquement, et constamment. si j’ai eu le bonheur de faire quelques sacrifices a la chose publique, j’en aurai aujourd’hui une récompense aussi flateuse qu’honorable. MM. je vais me dévouer tout entier au salut de la patrie : c’est le seul moyen de mériter votre estime, et de répondre dignement a votre confiance. que n’ai-je autant de talens que de courage. si je trahis une seule fois les interets du peuple que mon nom soit a jamais voué a l’execration. »

 

‣ Élu officier municipal du Mans du 1er février au 7 novembre 1790.

‣ Fondateur et 1er secrétaire de la Société populaire du Mans (Club des Minimes).

‣ Député à la Convention nationale.

‣ Vote lors du procès de Louis Capet :

– Coupable de trahison ? « Oui. »

– Jugement soumis à la ratif ication du peuple ? « Non. »

– Peine encourue ? « La mort. »

– Sursis à exécution ? « Non. »

‣ Représentant en mission à l’Armée du Nord du 21 juillet au 20 septembre 1793, où il se distingue à la bataille d’Hondschoote les 8 septembre 1793.

‣ Auteur de la motion abolissant l’esclavage le 16 pluviôse an II (4 février 1794).

‣ Représentant en mission dans le département des Ardennes du 9 messidor an II (27 juin 1794) au 16 thermidor an II (3 août 1794).

‣ Représentant en mission dans les départements des bords de Loire en frimaire an II (décembre 1794) pour empêcher les « Vendéens » de repasser la Loire.

‣ Montagnard resté fidèle à ses opinions après Thermidor, il combat contre la fermeture du Club des Jacobins et des sociétés populaires. Accusé d’être « un éternel prédicateur de révoltes » après les manifestations de germinal an III, il est incarcéré à Besançon jusqu’à l’amnistie du 4 brumaire an IV (26 octobre 1795).

‣ Reprend ses activités médicales au Mans.

‣ Signe l’Acte additionnel lors des Cent-Jours. Puis, arrêté par les prussiens le 18 août 1815, il est conduit à Cologne et exilé à Bruxelles jusqu’à la Révolution de 1830. Il meurt en 1834.

‣ Son fils François fait publier ses Mémoires.