Laurent Martial Stanislas BOUTROUË.

Né à Chartres (28) .................................. 11 mars 1757

Décédé à Cherré (72) .......................... 26 février 1816

Notaire royal à Gréez (sur-Roc) canton de Montmirail, district de la Ferté-Bernard.

Élu 5e député à la Convention, le jeudi 6 septembre 1792 au 3e tour, à la majorité absolue,avec 374 voix des 525 votants.

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Lettre de Boutrouë au président de l’assemblée électorale :

« Monsieur le president, je recois a l’instant la lettre par la quelle vous m’annoncez que le corps electoral a jetté les yeux sur moi pour deffendre a la convention nationale les droits sacrés des hommes et des nations. je vous prie, monsieur le president, de vouloir bien presenter a l’assemblee l’assurance de mon respect. j’accepte les fonctions honnorables qu’elle vient de me deleguer. si l’amour de la liberté et de legalité, la haine du despotisme et de la tyrannie peuvent suppleer aux talens qu’exige le poste qui m’est confié, lesperance de mes concitoyens, j’ose le croire, ne sera pas trompee. j’aurois bien desiré pouvoir me rendre auprès de l’assemblée pour lui donner de vive voix mon acceptation ; mais plusieurs administrateurs du departement sont retenus a leur poste comme juges, dautres sont electeurs. le petit nombre de ceux qui restent suffit a peine aux operations du moment, operations multipliees par le prompt recrutement demandé par les commissaires de l’assemblee nationale et du pouvoir executif. ces motifs de bien public, me font esperer, monsieur le president, que vous voudrez bien m’excuser aupres de l’assemblee, et lui faire agréer ma conduite.

je suis avec respect, Monsieur le president, votre concitoyen. »

Franc-Maçon.

Membre de la Société populaire du Mans (club des Minimes), affiliée au Club des Jacobins de Paris.

Élu administrateur du département en juin 1790, puis élu à l’unanimité membre de son directoire le 20 juillet 1790.

Député à la Convention nationale. Membre du comité d’instruction publique.

Vote lors du procès de Louis Capet :

– Coupable de trahison ? « Oui. »

– Jugement soumis à la ratif ication du peuple ? « Non. »

– Peine encourue ? « La mort. »

– Sursis à exécution ? « Non. »

Député au Conseil des Cinq-Cents en l’an VI, mais n’a pu siéger en raison de l’annulation de l’élection par le Directoire.

Boutrouë meurt en 1816, sous la Restauration, juste avant d’être exilé, sur ordre du préfet, en application de la loi sur les régicides.

– Peine encourue ? « La mort. »
– Sursis à exécution ? « Non. »
‣ Député au Conseil des Cinq-Cents en l’an VI, mais
n’a pu siéger en raison de l’annulation
de l’élection par le Directoire.
‣ Boutrouë meurt en 1816, sous la Restauration,
juste avant d’être exilé, sur ordre du préfet, en
application de la loi sur les régicides.