Pierre PHILIPPEAUX.

Né à Ferrières-en-Bray (76) .....................5 mars 1756

Guillotiné à Paris ........16 germinal an II (5 avril 1794)

Avocat au présidial du Mans : “l’avocat des gueux”.

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Élu 4e député à la Convention, le mercredi 5 septembre 1792 au 3e tour,à la majorité absolue, avec 340 voix sur 530.

Électeur du Quartier du Château, Le Mans, district du Mans.

Président de l’assemblée électorale de Saint-Calais.

‣Discours de Philippeaux :

« Messieurs, l’homme que vous avez honoré de vos suffrages doit vous parler avec franchise et se montrer tel qu’il est. vous dire que je ne desirois pas la place de député seroit une hypocrisie, ma plus forte passion est de terrasser les tyrans, d’abattre l’infame aristocratie ; et c’est au poste de député que je suis plus a meme de satisfaire cette passion civique (…). je vous avoue naïvement que je ne comptois pas reunir la majorité. j’ai soulevé tant de passions contre moi par la guerre que j’ai livré a tous les egoïstes, que je suis devenu pour eux, dans les precedentes assemblees, un sujet d’horreur et de proscription. sans le bon esprit qui regne dans votre assemblee j’eusse eprouvé la meme exclusion (…) vous avez confondu l’aristocratie par ma nomination (…) mm., il m’arrivera souvent de me tromper puisque je suis homme ; mais si on me reproche des. erreurs, on ne pourra me reprocher du moins ni bassesse ni trahison ; et si vous daignez me continuer votre indulgence, vous reconnoitrez, j’espere, que si je puis être victime, jamais je ne serai complice des ennemis du peuple dont je deffendrai les droits jusqu’au dernier soupir. »

‣ Élu officier municipal du Mans du 1er février au 7 novembre 1790.

‣ Membre de la Société populaire du Mans, puis son secrétaire et trois fois son président.

‣ Élu juge au tribunal de district du Mans le 6 novembre 1790.

‣ Député à la Convention nationale.

Secrétaire le 16 brumaire an II ( 6 novembre 1793).

‣ Vote lors du procès de Louis Capet :

– Coupable de trahison ? « Oui. »

– Jugement soumis à la ratification du peuple ? « Non. »

– Peine encourue ? « La mort. »

– Sursis à exécution ? « Non. »

‣ Représentant du peuple dans les départements de l’Ouest et du Centre « pour y inviter et requérir les citoyens à prendre les armes contre les rebelles de la Vendée » du 24 juin au 13 octobre 1793. Pour avoir dénoncé les généraux sans-culottes et le comité de salut public de

désorganiser la marche des armées en Vendée, il est arrêté et guillotiné à Paris le 16 germinal an II (5 avril 1794).

‣ A publié un journal : Le Défenseur de la vérité ou l’Ami du genre humain du 2 février 1792au 30 novembre 1793, une brochure : Cathéchisme moral et religieux (an II) et une Réponse à tous les défenseurs off icieux des bourreaux de nos frères dans la Vendée, publiée par sa femme pour venger sa mémoire.

 

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