Joseph Étienne RICHARD.

Né à La Flèche (72) 18 septembre 1761

Décédé à Saintes (17) 17 août 1834

Avoué à la Flèche.

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Élu 1er député à la Convention, le mardi 4 septembre 1792 au 1er tour, à la majorité absolue,avec 433 voix des 530 votants.

Lettre de Richard :

« A mm. les electeurs du departement de la Sarthe, le mans

le 6 7bre 1792 l’an 4e de la liberté et le 1er de legalité :

Messieurs, je viens d’apprendre ici le grand temoignage de confiance que vous venez de me donner j’en sens vivement tout le prix. je connois les devoirs importans que vous m’imposez. je les remplirai dans toute leur etendue resolu de mourir, s’il le faut, pour le maintien de la liberté et de legalité. je jure que je me montrerai toujours digne du grand caractère de représentant d’un peuple libre.

Richard, député à l’assemblée nationale. »

Élu 7e député à l’Assemblée législative lors de l’assemblée électorale réunie dans l’église des Jacobins le 1er septembre 1791 avec 248 voix.

Procureur de La Flèche.

Réélu 1er député à la Convention nationale.

Secrétaire le 1er frimaire an II.

Vote lors du procès de Louis Capet :

– Coupable de trahison ? « Oui. »

– Jugement soumis à la ratification du peuple ? « Non. »

– Peine encourue ? « La mort. »

– Sursis à exécution ? « Non. »

Représentant en mission pour la levée des 300 000 hommes dans les départements du Maine-et-Loire et de la Sarthe du 9 mars au 30 avril 1793.

Représentant en mission à l’Armée des Côtes de la Rochelle chargée de protéger la côte des Anglais et de lutter contre les rebelles « Vendéens », du 22 juin au 13 octobre 1793.

Représentant en mission à l’Armée des Ardennes du 17 pluviôse (5 février 1794) au 26 thermidor an II (13 août 1794).

Membre du comité de salut public après Thermidor, fin 1794.

Représentant du peuple en mission à l’Armée du Nord le 22 pluviôse an III (10 février 1795).

Sous le Consulat, préfet de Haute-Garonne le 12 ventôse an VIII (3 mars 1800).

Sous l’Empire, préfet de Charente-Inférieure du 12 juillet 1806 jusqu’à la Restauration.

Sous la Restauration, il est destitué de son poste de préfet, mais rapidement rappelé. Il donne sa démission lors de la promulgation de la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, mais il n’est pas inquiété.