Emmanuel Joseph SIEYES.

Né à Fréjus (83) ............................................ 3 mai 1748

Décédé à Paris (75) ................................... 20 juin 1836

Abbé.

Image1 signature

Élu 10e député à la Convention, le vendredi 7 septembre 1792 au 3e tour,à la majorité absolue, avec 383 voix des 536 votants,bien que n’ayant aucun lien avec la Sarthe, sinon sa renommée.

‣ Lettre de Philippeaux, président de l’assemblée électorale,à Sieyes :

Image2 portrait« Monsieur et tres respectable collegue,

l’assemblee electorale du departement de la Sarthe vient de s’immortaliser en vous nommant a la presqu’unanimité l’un de ses deputés a la convention nationale. il etoit digne d’un peuple libre de confier la destinee de la france et de toute l’europe, au celebre ami de= mirabeau, au bienfaisant auteur de la declaration des droits de l’homme. le civisme et la philosophie dont vous avez donné des preuves si eclatantes nous assurent que vous defererez aux voeux d’une patrie qui vous est chere, et qui reclame vos secours. l’assemblee a couvert d’applaudissemens repetés votre nomination, tous ses membres etant dans l’enthousiasme ; je vous envoie, monsieur, par ordre de cette assemblee un courrier extraordinaire pour vous transmettre son voeu et rapporter votre acceptation que nous regardons déjà comme certaine, car la seule idée d’un refus seroit aussi injurieuse pour vous, que ce refus même seroit indigne d’un grand homme dans les circonstances actuelles.

Siéyes, ne séjournant pas à Paris, apprendra son élection par un article du journal Le Moniteur universel.

‣ Abbé, il se définit comme un « ecclésiastique administrateur ». Il renonce le 20 brumaire an II (10 novembre 1793) à ses titres sacerdotaux.

‣ Auteur de la brochure : Qu’est-ce que le tiers-état ?

‣ Membre de la Société des Amis des Noirs.

‣ Franc-Maçon.

‣ Membre du Club breton, de la Société des Jacobins puis du Club des Feuillants.

‣ Élu 20e député du Tiers-état de Paris aux États-généraux, il joue un rôle important dans leur transformation en Assemblée nationale.

‣ Député à la Convention nationale. Secrétaire le 4 octobre 1792.

‣ Vote lors du procès de Louis Capet :

– Coupable de trahison ? « Oui. »

– Jugement soumis à la ratification du peuple ? « Non. »

– Peine encourue ? « La mort. »

– Sursis à exécution ? « Non. »

‣ Membre deux fois du comité de salut public.

‣ Sous le Directoire, membre du Directoire exécutif.

‣ Prépare le coup d’état du 18 brumaire avec Bonaparte, devient consul puis président du Sénat conservateur.