Louis-Joseph FROGER-PLISSON.

Né à Bessé-sur-Braye (72) ..................... 30 août 1752

Décédé à Vendôme (41) ........................... 8 mars 1821

Avoué à Saint-Calais.

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Élu 9e député à la Convention, le vendredi 7 septembre 1792, au 3e tour,à la majorité absolue, avec 383 voix des 536 votants.

Électeur de Bessé-sur-Braye, canton & district de Saint-Calais.

 

‣Discours de Froger-Plisson :

« MM. j’accepte la place dont vos suffrages viennent de m’honnorer. l’expression me manque : je ne puis vous temoigner energiquement la sensibilité que j’epprouve, et ma reconnoissance des marques destime que vous venez de m’accorder. s’il suffisoit du patriotisme le plus pur et le plus ardent pour occuper dignement le poste auquel votre confiance vient de m’appeler, j’envisagerois plus tranquillement la tache qui me reste a parcourir ; mais dans ce moment de crise generale l’homme probe ne sollicite aucune place, et les accepte toutes. je vous assure , messieurs, que vous me verrez toujours marcher dans le sentier du civisme ; et je jure entre vos mains de maintenir la liberté et legalité ou de m’enterrer sous leurs ruines. »

‣Réponse de Philippeaux, président de l’assemblée électorale :

« M. l’assemblée en vous elevant au poste eminent de deputé a la convention nationale a rendu hommage a votre civisme, a vos talens et a vos vertus ; elle a plus fait encorre elle a confondu vos ennemis. »

‣ Membre du directoire du département de la Sarthe en septembre 1791.

‣ Commissaire chargé le 27 avril 1792, par le conseil du département, d’escorter les prêtres insermentés hors du territoire, il est informé le 30 que les prêtres sexagénaires et invalides sont exceptés de cette expulsion pour être conduits à la maison de sûreté de La Flèche.

‣ Juge de paix à Bessé.

‣ Député à la Convention nationale.

‣ Vote lors du procès de Louis Capet :

– Coupable de trahison ? « Oui. »

– Jugement soumis à la ratification du peuple ? « Non. »

– Peine encourue ? « La mort. »

– Sursis à exécution ? « Non. »

‣ Il annonce à la Convention nationale le 22 fructidor an III (8 septembre 1795) son intention de se retirer à la fin de la Convention, et demande donc à ne point paraître sur la liste des députés à réélire pour le Corps législatif.

‣ Chargé de veiller aux approvisionnements de Paris. Il se rend en ventôse an III (mars 1796) à Montdidier pour y calmer la sédition des femmes empêchant « vingt charretées de blé de partir pour Paris ».

‣ Sous le Directoire, il est cependant reconduit député au Conseil des Cinq-Cents le 1er prairial an IV (20 mai 1796). Se plaint à la séance du 21 prairial d'avoir été le matin même arbitrairement arrêté à son domicile, et conduit au bureau central de police. C’était une erreur. Il démissionne le 30 pluviôse an V (18 février 1797).

‣ Sétant retiré de la vie politique, il échappe sous la Restauration à la liste de proscription des régicides.