89-11-24 chez Ramponneau

Le mardi 24 novembre 1789, la municipalité et le comité de sureté de Mamers réunis faisaient comparaître les « débitants de la ville ( surtout des aubergistes… tout de même 14 en tout, Mamers devait être alors une ville particulièrement assoiffée ! ) afin de leurs lire une lettre du ministre des finances et les angager à payer les droits auxquels ils étaient soumis ( les droits d’octroi ).

Ceux-ci protestaient de leur bonne volonté et tentaient de faire porter la responsabilité des difficultés des employés desdits droit à les faire entrer dans les caisses du receveur à des débitants clandestins.

En fait, et le passage barré  au début de la délibération est à cet égard significatif, il y avait bien eu des « mouvements » pour refuser de payer les droits d’aides à Mamers, et sans doute pas uniquement perpétrés par des fraudeurs, notamment lors des « folles journées » des 19 au  23 juillet 1789 ( voir la délibération du 22 juillet : http://www.nogentrev.fr/archives/2016/04/22/33800197.html ; ainsi que l’article de ce blog consacré à ces journées : http://www.nogentrev.fr/archives/2016/04/22/33800197.html ; voir aussi la délibération en date du 23 juillet 1789 : http://www.nogentrev.fr/archives/2016/04/22/33871791.html ; et enfin le compte-rendu de l’assemblée du général des habitants tenue le 11 août 1789 : http://www.nogentrev.fr/archives/2016/12/23/34722023.html ).

89-11-24

« [ En marge gauche en bas du feuillet 27 recto:

N.° 31..A.

Comparution à L’hôtel

de ville des debitants de

cette Ville ]

Aujourd’huY VinGt quatriéme de novembre mil Sept Cent quatre Vingt neuF.

A prés avoir Mandé par Le Valet de Ville Les Cabaretiers Tanneurs Et Bouchers de cette Ville auX Fins par euX de payer Entre Les Mains du Receveur Les droits qu’ils peuvent devoir et Souffrir à L’avenir L’exercice des Employés d’entendre Lecture de la Lettre de Monseigneur Lambert Ministre des Finances en datte du dix huit du Courant.

Sont Comparus Devant nous oFFiciers MunicipauX Et Membres du Comité reunis Les cY après denommés.

Sçavoir

Les S.rs Jacques Paris AuberGiste de cette ville Lequel a declaré estre prét et Jean Richard, Jacques Jean Chesnais, Julien Boisnet, François Goulette, La v.e Joseph Ravalle dit DesGranGes, François Trihoire, Urbain Sergent, Jean Cornu, Jean Langlais, Pierre Petithomme, Jean Loriot, Joseph Le Comte V.e Chauvin tous aubergistes de cette Ville y demeurant, D.lle Julien Guillier Le S.r Peuvret. Lesquels après avoir Eu Lecture de La lettre de Monseigneur Lambert Ministre des Finances à nous adressée Sous La datte du diX huit novembre présent mois nous ont dit et declaré ne  s’estre Jamais opposé à L’exercice des Employés qu’ils Les ont même engagés plusieurs fois a Faire cet Exercice en leur Faisant connoitre Seulement qu’il Y a plusieurs particuliers en cette Ville qui Vendant en Fraude diFFerente Espece de BoisSons leurs ont Fait un Tort considérable dont Ils demandent a eux Indemnité. qu’en consequence Ils consentent comme Ils ont touJours Fait que les S.rs Employés Fassent Leur Exercice Sans La moindre apprehension de leur part et ont Signés La présente declaration Fors ceuX qui ont declaré ne Sçavoir Signer d eu enquis.

treiZe mots raYés comme nuls.

Paris          goullette   Cornu      CHenais

Jean Richard                joseph ravalle dit des granges

J Boinay                        p PetitHomme                   Sergent

Julien Guilliere           Famme Peuvret

Femme de Ricordeau »[1]



[1] AD 72, 1 MI 1343 ( R129 ) - 110 AC 6-8.