Le jeudi 26 novembre 1789, la municipalité et le comité de sureté de Mamers réunis recevaient les marchand de vin et d’eau de vie en gros, après les aubergiste l’avant-veille ( voir la délibération du 24 novembre 1789 : http://www.nogentrev.fr/archives/2017/05/03/35242316.html  ), afin de les informer de la lettre du ministre des finances précisant que les droits d’aide devaient continuer à être perçus. Ces derniers, comme les aubergistes, protestaient de leur bonne foi et, allant plus loin, déclaraient sans rire qu’ils les avaient même invité à exercer leur office chez eux. Mais que c’étaient les commis aux aides qui avaient tout à coup cessé leurs perceptions sans raison aucune et que par là même eux, marchands de vin et d’eau de vie en gros, ne pouvaient plus fournir de certificats des ventes qu’ils avaient faites, ce qui les mettait en infraction vis-à-vis de la loi.

89-11-26

 «[ En marge gauche vers le milieu du feuillet 27 verso:

N.° 31. À ]

Aujourd’huY VinGt Sixiéme de novembre mil Sept Cent quatre Vingt neuF.

Devant nous oFFiciers MunicipauX Et Membres du Comité de Sureté y reunis.

Sont Comparus Les S.rs Charles Joseph Boulanger, François Juchereau, Pierre   Chesneau Fils, Et Jean Bresseau ces deuX d.rs associés tous M.ds en Gros de vin et d’Eau de vie dem.ts en Cette ville, Lesquels ont declaré que dans aucun temps Ils ne Se Sont opposés à L’exercice des Commis auX aides, que loin d’y avoir apporté aucun obstacle Ils les ont requis depuis quils ont cessés Leur exercice de venir Les Continuer cheZ euX que cette Requisition etoit Fondée Sur L’Interêt même des M.ds d’eau de vie en gros qui Sont obligés de réprésenter des CertiFFicats des Eaux de vie qu’ils ont Vendues et que cette Raison Seule Independamment de Leurs SoumisSions auX Loix de L Etat Les auroient decidés à Solliciter Les Commis auX aides de continuer CheZ euX Leurs Exercices mais  que ceuX cY Sans avoir eprouvé aucun désagrément de La part des M.ds d’eau de Vie en gros ont tout à coup Interrompu Leurs Exercides, que L’Interruption qui en a eté Faitte dans Les directions Circonvoisines Cette Interruption est Celle qui a Eu et qui a encore Lieu dans Les Directions circonvoisines mais [ lier : met ] Les M.ds d’eau de Vie en gros dans l’Impossibilité d’obtenir Les CertiFFicats de decharge auXquels La LoY Les assuJettis que Leur Vœu Le plus Sincere est de trouver un moYen de Se procurer ces CertiFFicats ou d’Y Suppléer Et ont Les Susd. Comp.ts Signés./.

onZe mots rayés comme nuls./.  Juchereau

BreSseau                    Boulanger

Pour mon fils chesneau Fils

Et La présente

Ensuite les derniers aubergistes de la ville comparaissaient devant les autorités municipales et faisaient les mêmes déclarations que leurs confrères, le 24 novembre 1789, dénonçant des particuliers qui vendaient des boissons en fraude.

89-11-26 tonneaux

« Vingt huit.e

[ En marge gauche en haut du feuillet 28 rectoo:

N.° 33. A. ]

Et Ledit+ [ rajout au dessus : + Jour ] Vingt SiX de novembre Mil Sept cent quatre VinGt neuF.

Devant nous oFFiciers MunicipauX Et Membres du Comité de Sureté reunis.

Sont Comparus La d.e V.e Jèan Le Gué, La D.lle Marie Aubretas  Femme du S.r François Caigné, Les S.rs Pierre Marieux, Denis Rottier, Marin Maisonnier, François Granger, Alexandre Fretté, tous aubergistes de cette Ville Y demeurants

Lesquels après avoir Eu Lecture d’une Lettre de Monseig.r Lambert Ministre des Finances à nous adressée Sous La datte du diX huit de ce mois, nous ont dit Et declarés ne S’estre Jamais opposé à L’exercice des Employés quils Les ont même Engagé plusieurs Fois à Faire Cet Exercice en leurs Faisant connoitre Seulement quil Y a plusieurs particuliers en cette Ville qui Vendans en Fraude diFFerentes Especes de BoisSons Leurs ont Fait un tort Considerable dont Ils demandent une Indemnité, qu’en consequence Ils contestent comme en eFFet Ils ne Se Sont Jamais opposé à ce que Les Employés FasSent leurs Exercices Sans aucun trouble de Leur part et ont Signé+ [ rajout en marge : + Fors Les S.rs Fretté qui ont declaré ne le Sçavoir ].

                                                           Maissonnier          M. Aubretas

Veuve Jean Legué         P. Marieux     denis rottier     Granger»[1]

 


[1] AD 72, 1 MI 1343 ( R129 ) - 110 AC 6-8.